| Constantin VII (905 -959) | Lien vers Wikipédia |
Au cœur du Xe siècle byzantin, Constantin VII a servi de pont entre les luttes dynastiques violentes et une renaissance culturelle majeure. Fils d'un père marié quatre fois pour légitimer sa succession contre vents et marées ecclésiastiques, il hérite à la naissance même après un règne agité dirigé par ses tuteurs ou le puissant patriarche Nicéphore II Phocas qui ne lui échappe pas immédiatement.
Son avènement réel marque une stabilisation politique cruciale pour la dynastie macédonienne. Au lieu de se lancer uniquement dans des conquêtes militaires, cet empereur érudit a préféré consacrer ses efforts à codifier le savoir impérial et rédiger des traités diplomatiques essentiels sur les frontières de l'Empire.
L'iconographie monétaire de Constantin VII est directement liée aux impératifs politiques du moment. Les pièces d'or nomismata frappées à Constantinople portaient souvent son portrait durant la régence et son gouvernement effectif, principalement après 945.
L'exercice du pouvoir personnel par Constantin VII entre 945 et 960 constitue une période où le monnayage reflète la transition vers une gouvernance autonome, consolidant sa place dans les registres historiques de l'Empire romain d'Orient.
L'intérêt des numismates pour cet empereur dépasse la simple valeur esthétique ou marchande. Les solidus à son effigie sont recherchés car ils incarnent une époque où l'Empire byzantin a su intégrer le savoir antique et gérer les relations diplomatiques complexes avec les peuples slaves et russes.
L'exemplaire typique de cette période présente un travail de gravure remarquable, témoignant du haut statut artisanal des ateliers monétaires à la fin du Moyen Âge. De plus, ces pièces sont associées au renom intellectuel exceptionnel de leur souverain auteur d'œuvres majeures comme le traité sur l'administration.
Ainsi, acquérir une pièce datant de son règne permet aux collectionneurs de posséder un témoin tangible d'un empereur écrivain qui a façonné la conscience historique de sa région tout en protégeant les frontières impériales au-delà des Balkans et vers le Danube.