| Jean XXIII | Link to Wikipedia |
Jean XXIII n'est pas une figure légendaire des royaumes du passé ou un empereur à l'effigie d'un aigle romain, mais le pasteur qui a ouvert la porte de l'église moderne au monde entier. Né dans les campagnes lombardes et élevé par sa famille modeste ainsi que son oncle prêtre Angelo Roncalli est devenu le pontife réformateur du XXe siècle.
Fondateur des relations entre l'Église catholique, ses frères séparés (le concile Vatican II), il incarne un tournant historique majeur : celui de la fin d'un isolement séculaire et du début d'une époque nouvelle. Son pontificat a marqué une transition politique majeure pour Rome. Alors qu'avant lui le Vicaire ne portait plus les mêmes couleurs symboliques sur l'escarpette, il est devenu un saint reconnu par toute l'Europe occidentale en 2014.
Pour comprendre pourquoi ce pape apparaît dans le domaine de la numismatique moderne, il faut distinguer deux réalités : la circulation monétaire des États et les pièces à caractère commémoratif ou religieux. Contrairement aux souverains européens antérieurs dont l'effigie orne chaque centime national durant leur règne, Jean XXIII n'a jamais figuré sur une pièce de course italienne du vent XIXe siècle ni dans la période républicaine.
Ses apparitions sont donc exclusivement liées au Vatican et à sa canonisation posthume. Dès 1963, après son décès précipité par le malaise cardiaque quelques mois seulement après avoir achevé l'encyclique Paix sur la Terre (Pacem in Terris), les émissions de jetons commémoratifs ont commencé en Italie et ailleurs pour marquer sa popularité.
C'est surtout à titre posthume que son image est apparue. Le Saint-Père Jean Paul II, puis François lors du canonisation en 2014 a permis l'émission de pièces d'or (souvent dans les séries « Saint ») ou des médailles officielles de la Cité du Vatican.
L'image de ce pontif n'a donc pas été émise par un gouvernement séculier à travers une période de dictature fasciste, mais est née avec l'institution d'État : Le Vatican. Les raisons de sa monétisation sont multiples :
Dès lors, le chercheur ou collectionneur comprend mieux : les pièces représentant Jean XXIII doivent être distinguées des pièces d'État classiques et relèvent du domaine de la numismatique religieuse et papale. Elles sont frappées en or, argent ou cuivre à l'échelle mondiale.
L'intérêt pour ces pièces ne repose pas sur une rareté exceptionnelle au sens strict de la « pièce d'État », mais plutôt sur leur caractère historique et éducatif. Elles permettent aux amateurs de mieux saisir comment l'église a traversé le vingtième siècle.
En tant que collectionneur, il est important de comprendre que ces monnaies témoignent de sa canonisation récente. Leur valeur réside dans la capacité à illustrer un moment charnière : celui où Jean XXIII a ouvert les bras aux autres confessions chrétiennes et aux incroyants.
Ces pièces sont souvent recherchées par leurs qualités artistiques contemporaines, parfois surprenantes pour le regard habitué au style classique de Saint Pierre ou du Vatican. Pour chaque passionné d'histoire, acquérir l'une des monnaies qui lui sont associées revient à conserver un témoignage physique d'un événement majeur : la fin d'une ère de séparation et le début de nouveaux ponts entre les religions.
Ces numismatiques restent accessibles mais doivent être triées avec soin. Elles offrent une opportunité unique aux amateurs non seulement pour posséder un objet, mais aussi pour porter témoignage à l'histoire des temps modernes, sans avoir besoin d'être historien professionnel. C'est ainsi que le simple collectionneur devient gardien de la mémoire et peut transmettre cette importance historique à son entourage.