| Auguste II de Pologne | |
Portrait par Louis de Silvestre |
|
| Titre | |
|---|---|
| Électeur de Saxe | |
| – (38 ans 9 mois et 5 jours) |
|
| Prédécesseur | Jean-Georges IV |
| Successeur | Frédéric-Auguste II |
| Roi de Pologne Grand-duc de Lituanie |
|
| – (7 ans 2 mois et 5 jours) |
|
| Couronnement | cathédrale Saint-Jean de Varsovie |
| Prédécesseur | Jean III Sobieski |
| Successeur | Stanislas Ier |
| Roi de Pologne Grand-duc de Lituanie |
|
| – (23 ans 6 mois et 24 jours) |
|
| Prédécesseur | Stanislas Ier |
| Successeur | Auguste III |
| Biographie | |
| Dynastie | Wettin |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Dresde |
| Date de décès | (à 62 ans) |
| Lieu de décès | Varsovie |
| Père | Jean-Georges III de Saxe |
| Mère | Anne-Sophie de Danemark |
| Conjoint | Eberhardine de Brandebourg-Bayreuth |
| Enfants | Frédéric-Auguste III |
|
|
|
| modifier |
|
Frédéric-Auguste de Saxe, dit « le Fort » (der Starke en allemand), né à Dresde le et mort à Varsovie le , est prince électeur de Saxe de 1694 à 1733 sous le nom de Frédéric-Auguste Ier et roi de Pologne de 1697 à 1704, puis de 1709 à 1733, Grand-duc de Lituanie sous le nom d'Auguste II.
Frédéric-Auguste de Saxe, né à Dresde, est le deuxième fils de l'électeur Jean-Georges III et de la princesse Anne-Sophie de Danemark. En 1694, à la mort de son frère ainé Jean-Georges IV, il devient prince-électeur de Saxe, comte palatin de Saxe et margrave de Meissen.
En 1696, à la mort du roi de Pologne Jean III Sobieski, Frédéric-Auguste se convertit au catholicisme et se porte candidat au trône de Pologne. En 1697, avec le soutien du tsar Pierre Ier, il est élu roi de Pologne contre le candidat du roi Louis XIV, le prince de Conti.
Allié de la Russie, il est chassé par les armées du roi Charles XII de Suède en 1704, mais rétabli par le tsar après la bataille de Poltava (1709). Il se maintient sur le trône jusqu'à sa mort, le . Le cœur du roi repose à Dresde et son corps à Cracovie.
Il avait fait interdire les loges maçonniques.[réf. nécessaire]
Protecteur des arts, grand mécène, il fait de sa capitale Dresde la « Florence de l'Elbe ». Il s'intéresse également aux sciences et possède, outre son musée personnel le Grünes Gewölbe, un cabinet de curiosités, contenant notamment une collection de 351 échantillons de bois qui lui avait été fournie en 1729 par Christian Clodius, recteur du Gymnasium de Zwickau[1],[2]. C'est sous son règne que le secret de la porcelaine dure est découvert par l'alchimiste Johann Friedrich Böttger, qu'il avait fait enfermer. L'électeur établit une manufacture à Meissen, qui fait la renommée de la porcelaine de Saxe.
Surnommé le Fort en raison de sa robuste constitution et de son tempérament ardent, on lui prête d'innombrables maîtresses dont Marie-Aurore de Kœnigsmark, mère du Maréchal de Saxe. Il aime démontrer sa force en cassant des fers à cheval (dont plusieurs fers à cheval brisés par lui sont conservés dans les collections royales de Dresde), ou en pratiquant le lancer de renard d'un seul doigt.[réf. nécessaire]
Auguste II de Pologne épouse le Eberhardine de Brandebourg-Bayreuth (1674-1727), fille de Christian II Ernest de Brandebourg-Bayreuth. Un enfant est né de cette union :
De sa liaison avec la comtesse Marie-Aurore de Kœnigsmark, Auguste II a deux enfants naturels :
Si Auguste II de Pologne n'eut qu'un seul enfant légitime, il eut en revanche plusieurs enfants naturels connus dont Maurice de Saxe. On dit même qu'il en eut près de 365, mais cela appartient au mythe qui entoure ce personnage célèbre et toujours fêté en Saxe.[réf. nécessaire] Wilhelmine Margrave de Brandenbourg Bayreuth (1709/1759) sœur du roi de Prusse Frédéric II participa à la propagation de cette rumeur en la citant dans ses Mémoires.
Il est l'ancêtre de George Sand, par la liaison de son fils Maurice de Saxe.