1814-1818, Mexique, Ferdinand VII. Cuivre 1/8 Real. Monnaie royaliste de Durango ! Référence : KM-61. Lieu d'émission : Durango Valeur faciale : 1/8 Real (Octavo) Période d'émission : 1814-1818 Matériau : Cuivre Diamètre : 23 mm Poids : 7,54 g Avers : Couronne royale au-dessus du monogramme de Ferdinand VII d'Espagne. Revers : Valeur (OCTAVO DE REAL) dans une couronne. Date (1814-1818, la date réelle n'est pas visible) en dessous, nom de l'atelier à peine visible (EN DURANGO) au-dessus. Durango, officiellement nommé Estado Libre y Soberano de Durango (en français : État libre et souverain de Durango) (en tepehuán : korian) (en nahuatl : Tepēhuahcān), est l'un des 32 États qui composent les 32 entités fédérales du Mexique, situé dans le nord-ouest du pays. Ferdinand VII (14 octobre 1784 – 29 septembre 1833) fut roi d'Espagne de 1813 à 1833. Fils aîné de Charles IV, roi d'Espagne, et de son épouse Marie-Louise de Parme, il naquit dans le vaste palais de l'Escurial, près de Madrid. Lorsque l'abdication de son père fut extorquée par une émeute populaire à Aranjuez en mars 1808, il monta sur le trône, mais se tourna de nouveau vers Napoléon, espérant que l'empereur le soutiendrait. Il fut à son tour contraint d'abdiquer et emprisonné en France pendant près de sept ans au château de Valence, dans la ville de Valence. En mars 1814, les Alliés le rapatrièrent à Madrid. Le peuple espagnol, accusant la politique libérale et éclairée des francophiles (afrancesados) d'avoir provoqué l'occupation napoléonienne et la guerre d'Espagne, accueillit d'abord Ferdinand à bras ouverts. Ferdinand découvrit bientôt que, tandis que l'Espagne luttait pour son indépendance en son nom et que des juntes gouvernaient l'Amérique espagnole en son nom, un monde nouveau était né d'invasions étrangères et de révolutions intérieures. L'Espagne n'était plus une monarchie absolue sous la Constitution libérale de 1812. En étant rétabli sur le trône, Ferdinand garantissait aux libéraux qu'il gouvernerait sur la base de la constitution existante. Mais, encouragé par les conservateurs soutenus par la hiérarchie ecclésiastique, il rejeta la constitution en quelques semaines (le 4 mai) et arrêta les dirigeants libéraux (le 10 mai), justifiant ses actions par le rejet d'une constitution adoptée par les Cortès en son absence et sans son consentement. Il revenait ainsi à la doctrine bourbonienne selon laquelle l'autorité souveraine résidait en sa seule personne. Après son accession au trône en 1788, sa seule occupation sérieuse fut la chasse. Les affaires furent confiées à sa femme et à son amant, Manuel de Godoy. Bien que Godoy ait essentiellement repris sa femme et sa charge, le roi lui fut favorable toute sa vie. Terrifié par la Révolution française, il se tourna vers l'Inquisition pour l'aider à lutter contre le parti qui aurait poussé plus loin la politique réformatrice de Charles III. Mais il ne participa jamais plus que passivement à la direction de son propre gouvernement. Il obéit simplement à l'impulsion donnée par la reine et Godoy. En 1803, après que la variole eut touché sa fille Marie-Louise, le roi chargea son médecin Francisco Javier de Balmis d'apporter le vaccin aux colonies espagnoles aux frais de l'État. Il avait une profonde croyance en son droit divin et en la sainteté de sa personne. Il accordait une grande importance à l'apparence d'un monarque très puissant, bien que son royaume fût traité comme une simple dépendance par la France et que son trône fût dominé par la reine et son amant. L'Espagne s'allia à la France et soutint le blocus continental, mais se retira après la bataille de Trafalgar. Lorsque Napoléon remporta la victoire sur la Prusse en 1807, Godoy retourna du côté français, mais la France ne considérait plus l'Espagne comme une alliée digne de ce nom. Mais même l'alliance avec la France, telle qu'elle était, rendit le règne de Godoy impopulaire et alimenta le parti fernandista, les partisans de Ferdinand, qui favorisaient une relation étroite avec la Grande-Bretagne.