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L'empereur Guangxu règne sur la Chine au tournant du XXe siècle, une période charnière où l'Ancien Empire s'accroche à sa fin tout en essayant de se moderniser face aux puissances occidentales. Né sous le nom privé Zaitian et monté sur le trône encore enfant après la mort de son oncle Tongzhi, il vécut longtemps dans l'ombre de sa tante Cixi. Son histoire est marquée par des luttes intestines au sein du palais impérial : bien que devenu majeur en 1896, les réformateurs tentèrent de le faire agir pour sauver la dynastie Qing face aux menaces japonaises et étrangères. En 1898, il lance une tentative audacieuse de modernisation politique appelée Réforme des Cent Jours, avant d'être renversé par son propre conseil conservateur soutenu par Cixi.
Cette dernière période impériale a été scellée avec un double drame médical : la mort simultanée en novembre 1908 de l'empereur et celle de sa tutrice, laissant le pouvoir à Puyi. Son histoire est aujourd'hui étudiée non seulement par les historiens du monde oriental mais aussi par les numismates qui cherchent à comprendre comment ces pièces reflètent la transition vers une monnaie moderne.
Pendant son règne, l'empire a connu une tentative de standardisation des valeurs courantes. Les entités politiques relevant du gouvernement central (les mints impériaux et semi-officiels) ont émis des pièces à son nom ou sous la dynastie Qing durant cette dernière phase.
Ces pièces frappées au début des années 1908 sont recherchées car elles capturent l'agonie d'un système. Elles ont été émises pour financer un État affaibli, utilisant parfois de nouvelles machines occidentales importées (technique moderne) mais gardant le style visuel chinois traditionnel.