| Arcadius (377-408) | Lien vers Wikipédia |
Lorsque Théodose le Grand mourut en janvier 395, l'Empire romain se divisa définitivement entre son fils aîné Arcadius à Constantinople et son cadet Honorius à Rome. Flavius Arcadius n'est pas seulement une figure politique de la fin antique, mais un pivot crucial pour les passionnés d'histoire qui étudient la transition du latin au grec dans l'hégémonie impériale. Bien que décrit comme physiquement fragile face aux menaces extérieures des Wisigoths et Huns, il incarne le déclin progressif de la puissance militarisée romaine traditionnelle vers une administration byzantine plus centrée sur les cultes locaux.
Dès sa nomination co-Auguste en 383 et surtout après la division totale du pouvoir en 395, des ateliers situés à Nicomédie, Sévaste et Constantinople ont frappé son effigie. Ces solidi d'or n'étaient pas de simples pièces décoratives ; ils servaient à payer les soldats qui défendaient le limes danubien.
Ce corpus est extrêmement prisé par le numismate amateur averti, non pour leur rareté commerciale uniquement, mais pour leur valeur testimoniale. Les solidus d'Arcadius sont souvent conservés en lot avec ceux de son père Théodose pour étudier l'évolution stylistique des ateliers impériaux du IVᵉ siècle.
Découvrir ces pièces permet de saisir la complexité du bas Empire. Au-delà de leur métal précieux, les monnaies à son effigie sont des documents qui racontent comment le pouvoir impérial a maintenu l'apparence d'une grandeur romaine alors que sa structure interne s'effondrait.